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  • Main réglant les paramètres sur l'écran intérieur d'une caméra de chasse ouverte, sanglée à un chêne
  • Comment régler sa caméra de chasse : les 6 paramètres qui comptent

    L'AFFÛT


    C'est la question que tout le monde se pose avant d'acheter, et celle que personne n'ose poser : est-ce que je vais savoir la régler ?

    La réponse courte : oui. Une caméra de chasse a beau afficher trente lignes de menu, il n'y en a que six qui changent vraiment quelque chose. Les voici, du plus important au moins important, avec la raison derrière chacun.

    1. La sensibilité du capteur

    C'est le réglage le plus mal compris du marché, parce qu'on croit qu'un capteur de mouvement détecte… du mouvement. Ce n'est pas le cas.

    Un capteur infrarouge passif — le fameux PIR — détecte un écart de température entre un corps et son environnement. D'où une conséquence que personne n'explique jamais :

    Saison Réglage Pourquoi
    Hiver Sensibilité haute Le contraste entre l'animal et l'air froid est fort. La détection est franche, autant en profiter.
    Été, plus de 25 °C Sensibilité moyenne Le contraste s'effondre. En haute sensibilité, le sol chauffé au soleil suffit à déclencher.
    Zone très venteuse Sensibilité basse Mieux vaut manquer un passage que remplir la carte de végétation.

    Retenez l'inversion : on baisse la sensibilité en été, alors que l'intuition dirait le contraire.

    2. Le délai entre deux déclenchements

    C'est le temps pendant lequel l'appareil ignore ce qui bouge après une prise. Il dépend entièrement du type de poste.

    Type de poste Délai conseillé
    Coulée, layon — passage rapide 15 à 30 secondes
    Entrée de culture 1 minute
    Place d'agrainage, souille — station longue 3 à 5 minutes

    Sur une place d'agrainage réglée en délai court, une compagnie qui reste vingt minutes vous génère plusieurs centaines de photos de la même scène. Et autant de notifications.

    3. Photo ou vidéo

    Photo pour l'inventaire : combien, à quelle heure, dans quelle direction. C'est 95 % de l'usage utile.

    Vidéo pour le comportement : la hiérarchie d'une compagnie, la réaction à un dérangement, l'identification d'un animal qui bouge.

    La vidéo consomme la batterie et le forfait bien plus vite. Sur un poste laissé toute la saison, restez en photo avec une rafale de 3 images : la première donne l'alerte, les deux suivantes servent souvent à identifier.

    4. La plage horaire

    Si vous ne cherchez que du gibier nocturne, restreignez la plage active à 18 h – 8 h. Vous divisez la consommation par deux et vous supprimez d'un coup les promeneurs, les VTT et les engins agricoles.

    5. L'heure et la date

    Le réglage qu'on oublie, et celui qui coûte le plus cher.

    Vérifiez-les à chaque changement d'heure. Une caméra restée à l'heure d'été fausse tout votre carnet à partir de fin octobre — et c'est précisément la période où l'heure de passage devient l'information la plus précieuse.

    Parce que l'heure se décale avec la longueur du jour : un sanglier qui sort à 21 h en septembre sortira vers 18 h 30 en novembre. Ce n'est pas l'heure qu'il faut retenir, c'est le décalage par rapport au coucher du soleil. Celui-là reste stable.

    6. Le mode nuit

    Privilégiez un réglage d'exposition moyen. En qualité maximale, la durée de pose s'allonge et un animal qui marche devient flou. Une image un peu moins fine mais nette vaut mieux qu'une image détaillée et bougée.

    Ce qui vide une batterie, par ordre d'importance

    1. La vidéo, surtout de nuit — l'éclairage infrarouge tourne pendant toute la séquence
    2. Les déclenchements parasites : végétation, soleil rasant, chemin fréquenté
    3. Un délai trop court sur un poste à station longue
    4. Un signal 4G faible — l'appareil relance ses tentatives d'envoi
    5. Le froid, qui réduit mécaniquement la capacité disponible

    Les quatre premiers dépendent de vous. Le cinquième explique pourquoi un panneau solaire compte autant en janvier.

    Et si ça coince quand même

    Un paramétrage raté ne se voit pas tout de suite : il se voit trois semaines plus tard, devant une carte vide. C'est pour ça que nous livrons chaque caméra avec un tutoriel vidéo en français et un guide de terrain, plutôt qu'une notice traduite à la va-vite.

    Nos caméras de chasse 4G arrivent avec la carte SIM déjà activée : vous ouvrez, vous allumez, vous scannez le code, et la première photo arrive. Les six réglages ci-dessus se font ensuite, tranquillement, depuis le canapé.

    Et si un chiffre de nos fiches vous paraît optimiste, écrivez-nous : nous expliquons ici pourquoi nous publions des valeurs mesurées plutôt que celles du fabricant.